10.000 euros. Tel est l’encours moyen des plans d’épargne retraite (PER), soit environ dix fois moins que l’assurance vie. Un chiffre qui n’est pas à la hauteur des enjeux. On rappellera que pour disposer de 1.000 euros de revenus supplémentaire à la retraite pour complémenter la pension versée par les régimes obligatoires (CNAV, Agirc-Arroc) vous devez disposer, sur la base d’un taux de rendement moyen de 3%, d’un capital de 400.000 euros le jour de votre cessation d’activité.
Le PER, qui vient de fêter ses cinq ans le 1er octobre dernier, constitue un excellent placement. Et un progrès par rapport aux anciens placements retraite (Madelin, Perp, Perco) mais il pourrait être encore plus attrayant. Les députés Félicie Gérard et Charles de Courson ne disent rien d’autre dans leur excellent rapport sur la fiscalité de l’épargne retraite.
Ils proposent notamment de relever de trois à cinq ans la durée du report de déduction, ce qui augmenterait de facto l’avantage fiscal à l’entrée. Une bonne idée soutenue par Le Revenu. La clôture automatique du PER à 70 ans nous semble en revanche plus discutable. Dans sa configuration actuelle, le PER est aussi un excellent outil de transmission. Pourquoi vouloir reprendre d’une main ce qu’on donnerait de l’autre ?
Dans notre vidéo, plus de détails sur le plan d’épargne retraite (PER)