Assurance auto : pourquoi votre facture flambe en 2025 (et comment l’alléger)

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Les tarifs d'assurance automobile ne connaissent pas de répit. Avec des hausses marquées pour les véhicules électriques et les conducteurs seniors, le budget des ménages est sous pression. Voici les chiffres clés du baromètre 2025 et les leviers pour réduire la note.

Par Le Revenu
Publié le 09/01/2026 à 13h19
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Assurance auto : pourquoi votre facture flambe en 2025 (et comment l’alléger)
(©artographer34-stock.adobe.com)

C’est une douche froide pour de nombreux automobilistes. Alors que l’inflation générale ralentit, les primes d’assurance auto, elles, accélèrent. Le baromètre 2025 du comparateur LesFurets révèle une tendance lourde : les prix augmentent pour tous, mais certains profils dégustent plus que d’autres. La fin des avantages fiscaux pour l’électrique et la sinistralité en hausse dans certaines régions expliquent cette fièvre tarifaire. Résultat, les Français n’hésitent plus à faire jouer la concurrence : les demandes de comparaison ont bondi de 23 % en un an.

Les seniors et l’électrique en première ligne

Si les jeunes conducteurs (18-25 ans) restent les plus taxés avec une prime moyenne de 1 446 euros par an, la hausse est paradoxalement contenue pour eux (+1 %). La surprise vient des conducteurs expérimentés. Les 56-65 ans voient leur cotisation grimper de 7 % (672 euros en moyenne). Une augmentation identique touche les plus de 66 ans. Les assureurs répercutent ici la hausse du coût des réparations et une sinistralité qui ne faiblit pas.

L’autre coup de massue concerne les propriétaires de véhicules « propres ». Longtemps choyés, ils paient désormais le prix fort. Assurer une voiture électrique coûte en moyenne 1 125 euros par an, soit un bond spectaculaire de 11 % en 2025. La raison est double : la fin de l’exonération de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) et des coûts de réparation qui explosent sur ces modèles technologiques. Les hybrides ne sont pas épargnés avec une hausse de 7 %.

Disparités régionales : la fracture française

Votre code postal pèse lourd dans la balance. Sans surprise, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) conserve son titre de zone la plus chère de France. Il faut y débourser en moyenne 1 176 euros pour assurer son véhicule. La densité de circulation et le risque de vol y sont pour beaucoup. L’Île-de-France suit de près avec une moyenne de 1 082 euros.

À l’inverse, l’Ouest offre une bouffée d’oxygène. La Bretagne reste la région la plus compétitive de l’Hexagone avec une cotisation moyenne de seulement 798 euros. Un écart de près de 400 euros avec le sud-est qui justifie, pour beaucoup, de revoir ses garanties ou de changer d’assureur.

Comparer pour économiser : le nouveau réflexe

Face à ces augmentations inéluctables — une nouvelle hausse de 4 à 5 % est déjà anticipée pour 2026 —, la fidélité à son assureur coûte cher. Le baromètre indique qu’une mise en concurrence permet d’économiser en moyenne 396 euros par an pour des garanties équivalentes.

La formule tous risques reste majoritaire (55 % des choix), malgré son coût moyen de 1 147 euros. Mais pour les véhicules vieillissants, basculer vers une formule au tiers (671 euros en moyenne) peut constituer un arbitrage financier pertinent.

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