Environ 18.000 par an. C’est le nombre de réclamations récurrentes générées par les assurances garanties accidents de la vie (GAV). Ces contrats vous indemnisent en cas de dommages corporels accidentels importants (chute, brûlure, intoxication…) survenus chez vous, dans la rue, au cours de vos loisirs ou à l’école pour vos enfants, qu’il y ait ou non un responsable.
Le hic ? Huit fois sur dix la compagnie refuse la prise en charge. Un chiffre record indiscutable, puisqu’il émane de l’ACPR, l’autorité de contrôle des assureurs.
Manque de clarté
Le principe de la GAV est pertinent, puisque l’on recense plus de 11 millions d’accidents de la vie quotidienne chaque année en France, lesquels entraînent 24.000 décès. Les régimes obligatoires de protection sociale et vos assurances privées offrent une première couverture souvent insuffisante.
Malheureusement les dérives des GAV sont légion. L’ACPR dénonce pêle-mêle le « manque de clarté » des informations transmises aux assurés sur le fonctionnement du contrat, « l’existence d’exclusions importantes de couverture de certains sinistres », et « les conditions restrictives de mises en jeu des garanties ». Rien que ça !
Attention, le label GAV ne signifie pas forcément que le produit est bon. Soyez attentif au niveau de plafond de garantie. Privilégiez un seuil d’intervention qui démarre dès 1 % d’invalidité (10 % pour certains produits). Enfin, comparez les tarifs. Ils peuvent varier fortement pour des garanties équivalentes.