Prix repère du gaz : un bilan 2025 en demi-teinte pour les consommateurs

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Hausse, baisse, puis nouvelle hausse : le prix repère du gaz a connu une année mouvementée. Et 2026 s'annonce sous le signe de nouvelles augmentations pour l'abonnement.

Par Le Revenu
Publié le 29/12/2025 à 10h50

Prix repère du gaz : un bilan 2025 en demi-teinte pour les consommateurs
(©AdobeStock)

L’année 2025 aura été synonyme de montagnes russes pour les factures énergétiques des ménages français. Si le prix de l’électricité reste sous surveillance, c’est surtout le gaz qui cristallise les inquiétudes. Créé en juillet 2023 pour remplacer l’ancien tarif réglementé, le prix repère du gaz devait servir de boussole aux 2,3 millions de foyers contraints de changer de fournisseur. Un an et demi plus tard, le constat est nuancé.

Un début d’année volatil pour le prix du kWh

Les premiers mois de 2025 ont vu le coût du kilowattheure poursuivre sa trajectoire ascendante. Cette hausse, héritée des tensions géopolitiques et des difficultés d’approvisionnement, a pesé sur les budgets des ménages. Les familles se chauffant au gaz ont rapidement ressenti l’impact sur leurs factures hivernales.

Mais la tendance s’est inversée au printemps. Le prix du kWh a entamé une décrue, offrant un répit bienvenu aux consommateurs. Cette baisse s’explique notamment par une amélioration des stocks européens et une demande moins soutenue avec l’arrivée des beaux jours. Les foyers ayant opté pour des offres indexées sur le prix repère ont bénéficié de cette accalmie.

L’abonnement grimpe, la facture aussi

Si le prix du kWh a connu des fluctuations favorables, l’abonnement mensuel n’a pas suivi la même logique. Août 2025 a marqué un tournant : le montant de l’abonnement du prix repère a bondi. Cette augmentation, souvent moins visible que celle du prix au kWh, impacte pourtant directement la facture annuelle.

Pour un ménage moyen, cette hausse représente plusieurs dizaines d’euros supplémentaires sur l’année. Les foyers modestes, déjà fragilisés par l’inflation, subissent de plein fouet cette double peine : un hiver coûteux suivi d’un abonnement alourdi. La multiplication des postes de dépense énergétique complique la lisibilité des factures.

Janvier 2026 : nouvelle augmentation en vue

L’année 2026 s’ouvre sur une perspective peu réjouissante. Dès janvier, l’abonnement du prix repère du gaz connaîtra une nouvelle révision à la hausse. Deux facteurs expliquent cette décision : l’augmentation des coûts fixes supportés par les distributeurs et la montée en puissance des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE).

Les CEE, dispositif obligeant les fournisseurs à financer des actions d’efficacité énergétique, pèsent de façon croissante sur la structure tarifaire. Ces coûts sont répercutés sur les consommateurs via l’abonnement. Résultat : même en l’absence de consommation, la facture incompressible grimpe.

Que faire face à cette hausse ?

Les consommateurs disposent de plusieurs leviers pour limiter l’impact de ces augmentations. Comparer régulièrement les offres du marché reste la première étape. Le prix repère sert justement de référence pour détecter les propositions avantageuses ou, à l’inverse, les arnaques déguisées.

Opter pour une offre à prix fixe peut également protéger contre les variations brutales. Attention toutefois : ces contrats comportent souvent des frais de résiliation anticipée. Autre piste : renforcer l’isolation de son logement. Les aides publiques (MaPrimeRénov’, CEE) permettent de financer une partie des travaux, réduisant durablement la facture énergétique.

Enfin, surveiller sa consommation via les outils de suivi proposés par la plupart des fournisseurs permet d’identifier les postes les plus énergivores. Baisser le chauffage d’un degré représente environ 7% d’économie sur la facture annuelle. Un geste simple qui prend tout son sens face à la hausse des abonnements.

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