Ce nouveau dispositif consiste à vérifier en temps réel, avant l’exécution du virement (qu’il soit instantané ou classique), que le nom du bénéficiaire tel que saisi par le payeur correspond bien à l’IBAN du compte destinataire.
Si le nom ne correspond pas exactement, la banque avertit le client : il peut le confirmer ou bien corriger. Dans le cas d’une non-correspondance grave, le client est alerté.
Pourquoi cette mesure ?
Cette mesure vise principalement à réduire les fraudes aux virements, en particulier celles qui exploitent des erreurs de saisie ou la manipulation d’un RIB. Par exemple, l’usurpation ou substitution de compte.
Est-elle suffisante ?
C’est un progrès réel, mais encore insuffisant. En effet, le dispositif VoP ne couvre pas tous les types de fraudes : par exemple, les fraudes internes, l’ingénierie sociale (comme les faux ordres de paiement initiés sous de fausses identités) ou les cas où l’IBAN et le nom correspondent, mais où un tiers malveillant a obtenu l’accès.
À noter que le VoP ne remplace pas les outils anti-fraude déjà existants dans les entreprises ou les banques, ni les pratiques de vérification internes.
Généralisation des virements instantanés
Par ailleurs, ce règlement européen demande à, tous les « prestataires de services de paiement » de proposer à leurs clients la possibilité d’effectuer gratuitement des virements instantanés 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Le règlement estime que « les efforts du secteur européen des paiements se sont cependant révélés insuffisants pour promouvoir une large utilisation des virements instantanés en euros au niveau de l’Union.