Soldes 2026 : dates et pertinence pour consommateurs et commerçants

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Les soldes d'hiver débutent le 7 janvier 2026, les soldes d'été le 24 juin. Mais ce rendez-vous tient-il toujours ses promesses face aux promotions permanentes ?

Par Le Revenu
Publié le 02/01/2026 à 11h09 | mis à jour le 02/01/2026 à 11h44

Soldes 2026 : dates et pertinence pour consommateurs et commerçants
(©AdobeStock)

Les dates des soldes 2026 sont fixées selon le calendrier réglementaire. Les soldes d’hiver se déroulent du mercredi 7 janvier à 8h au mardi 3 février, soit quatre semaines. Les soldes d’été commencent le mercredi 24 juin à 8h et s’achèvent le mardi 21 juillet. Ces dates s’appliquent dans la majorité des départements français, avec quelques exceptions en Corse et dans certaines zones frontalières.

La durée a été réduite à quatre semaines depuis la loi Pacte, contre six auparavant. Cette modification visait à redonner du souffle aux commerçants, mais les résultats restent mitigés.

Les consommateurs attendent-ils encore les soldes ?

La réponse est nuancée. D’un côté, 73% des Français déclarent envisager d’acheter pendant les soldes d’été, et 69% pour les soldes d’hiver. De l’autre, la participation réelle recule : seulement 41% des Français ont effectivement participé aux soldes d’été 2025, contre 45% l’année précédente.

Le budget moyen chute également. En 2025, les Français ont prévu de dépenser 233 euros pendant les soldes, contre 307 euros un an plus tôt, soit 74 euros de moins. Cette baisse traduit une consommation plus rationnelle, où chaque euro compte. Les ménages modestes sont particulièrement touchés : seuls 16% de ceux gagnant moins de 2000 euros envisagent d’acheter des produits habituellement inaccessibles.

Surtout, 79% des jeunes générations attendent désormais les périodes de promotions pour acheter. Mais la multiplication des opérations commerciales tout au long de l’année dilue l’attractivité des soldes. Black Friday, ventes privées, promotions flash : les occasions de faire des affaires se succèdent sans interruption. Résultat, une certaine lassitude s’installe. Moins de 4 Français sur 10 croient réellement aux réductions affichées.

Un moment toujours stratégique pour les marchands ?

Pour les commerçants, les soldes demeurent un rendez-vous commercial important, mais leur portée s’érode. En 2025, 88% des commerçants parisiens jugeaient encore les soldes utiles pour écouler les stocks et attirer une clientèle différente. 87% s’opposent à leur suppression.

Pourtant, les chiffres racontent une autre histoire. Les ventes ont reculé de 4% sur les deux premières semaines des soldes d’été 2025 par rapport à 2024. Dans les Hauts-de-France, 60% des commerçants ont vu leurs ventes baisser et 58% ont constaté une diminution du chiffre d’affaires. À Paris, 75% des commerçants ont enregistré une hausse de chiffre d’affaires limitée à 20% maximum pendant les soldes d’été 2025, tandis que 16% n’ont observé aucune progression.

Les principales causes évoquées ? La baisse du pouvoir d’achat pèse lourdement (74% des commerçants le confirment), mais la perte d’attractivité liée aux promotions permanentes joue aussi un rôle central. Le succès du Black Friday a notamment cannibalisé les soldes d’hiver, placées en toute fin de saison.

Une équation économique fragilisée

Les commerçants font face à une équation complexe. D’un côté, ils doivent proposer des remises attractives pour capter une clientèle devenue plus exigeante et sélective. De l’autre, leurs coûts de revient augmentent, et la pression sur les marges s’intensifie. « Le chiffre d’affaires, c’est bien, mais ce sont les marges qui nous permettent d’investir et de tenir dans la durée », résume un commerçant du Puy-en-Velay.

La concurrence des grandes enseignes et du e-commerce accentue cette pression. Les consommateurs comparent davantage les prix, utilisent les comparateurs en ligne et se méfient des fausses promotions. Face à cette défiance, seules les réductions dépassant 50% déclenchent réellement l’achat pendant les soldes.

Malgré tout, les soldes restent une période critique pour les enseignes qui souhaitent se démarquer. Les commerçants de proximité résistent mieux que les grands centres commerciaux, notamment en misant sur la fidélité de leur clientèle. 92% des consommateurs prévoient d’acheter auprès d’enseignes qu’ils connaissent déjà, une progression de 10 points.

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