Reprendre la souveraineté sur ses données.

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La bataille autour de TikTok rappelle une évidence stratégique : l’Europe n’est pas désarmée. Comme les États-Unis, elle peut conditionner l’accès à son marché au respect de ses règles. Localisation des données, contrôle des infrastructures, soumission au droit européen.

Par Gaspard de Monclin
Publié le 24/01/2026 à 07h00
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Que la bataille de TikTok nous serve de leçon. L’Europe se croit désarmée face aux droits de douane américains, aux sanctions extraterritoriales, à la domination des Big Tech sur le cloud, les plateformes et l’IA.

Elle répète qu’elle ne peut pas faire sans elles. C’est faux. Il suffit d’assumer un principe simple : l’accès au marché européen n’est pas un droit, c’est un privilège.

Les États-Unis l’ont fait avec TikTok. Menace d’interdiction, règle claire : divest or ban. ByteDance a cédé. Rien n’empêche l’Europe d’imposer la même logique à Amazon, Meta ou Google : localiser les données, soumettre les infrastructures critiques au droit européen, accepter un contrôle effectif.

Cela ne plairait pas à Donald Trump. Mais il en comprendrait parfaitement la logique. C’est exactement celle qu’il applique quand les intérêts américains sont en jeu.

Car dans la guerre de l’IA, la donnée est devenue de l’or. Elle entraîne les modèles, aligne les machines, détermine les rapports de force industriels et militaires. Chaque clic offert, chaque profil abandonné, nourrit les systèmes qui nous domineront demain.

La souveraineté numérique n’est plus un débat idéologique ou réglementaire. C’est une question de puissance.


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