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Taxe foncière : Amélie de Montchalin forcée de revoir sa copie

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La contestation enfle contre la hausse de la taxe foncière. Sous pression, la ministre des Comptes publics promet de revoir sa copie.

Par Le Revenu
Publié le 25/11/2025 à 07h00 | mis à jour le 25/11/2025 à 10h56
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­ La grogne provoquée par la hausse annoncée de la taxe foncière (une augmentation de 63 euros en moyenne pour 7,4 millions de logements) met sous pression un gouvernement déjà attaqué de toutes parts.

L’origine de cette hausse inattendue ? Une mise à jour automatique des fichiers cadastraux qui intègre des « éléments de confort » (électricité, WC, eau, salle de bains), sans vérification individuelle.

Face à cette levée de boucliers légitime, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a choisi l’apaisement. Dimanche, sur LCI, elle a annoncé une concertation avec les élus et les parlementaires dès mercredi, et n’exclut pas une annulation de la réforme.

Son message est clair : pas de bras de fer politiquement coûteux, et une volonté de corriger le tir si les critiques sont jugées légitimes. La ministre a déclaré : « Si les élus veulent faire différemment, nous le ferons. » Dont acte.

Si cette polémique peut paraitre anecdotique au regard de l’enlisement du débat sur le budget, elle est toutefois révélatrice du bricolage fiscal qui est la marque de fabrique des derniers gouvernements. Un bricolage qui, par définition, mécontente tout le monde et ne satisfait personne.

En matière de taxe foncière, il y aurait pourtant de quoi faire, car celle-ci, fondée sur des critères d’un autre temps, aboutit à des absurdités et à des inégalités entre les propriétaires auxquelles il faut remédier rapidement. En démocratie, le consentement à l’impôt est non négociable et les propriétaires méritent une vraie réforme, sérieuse et éclairée. Les plus optimistes verront dans les propos de la ministre un sursaut bienvenu de pragmatisme, les autres le signe d’un exécutif qui continue de naviguer à vue, sans boussole, et qui, de surcroît, pensait faire passer cette hausse en catimini.

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