DPE 2026 : 700 000 logements échappent aux passoires thermiques

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Dès janvier 2026, 700 000 logements quitteront la classification passoire thermique grâce à une refonte du DPE. Une aubaine pour les propriétaires, sans un seul coup de pinceau à donner.

Par Le Revenu
Publié le 27/12/2025 à 11h36
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DPE 2026 : 700 000 logements échappent aux passoires thermiques
(©AdobeStock)

Le 1er janvier 2026 marquera un tournant pour des centaines de milliers de propriétaires français. La méthode de calcul du Diagnostic de Performance Énergétique va subir une refonte majeure. Résultat : environ 700 000 résidences vont mécaniquement sortir des catégories F et G, celles des fameuses « passoires thermiques », sans qu’aucune rénovation ne soit nécessaire.

Cette réforme s’appuie sur l’ajustement des critères techniques utilisés pour évaluer la consommation d’énergie. Les anciens paramètres pénalisaient certains types de chauffage ou de bâti de manière disproportionnée. La nouvelle formule intègre des données plus précises sur les systèmes de ventilation, l’isolation réelle et les énergies renouvelables installées. Les logements équipés de poêles à bois performants ou de pompes à chaleur récentes bénéficieront notamment d’une meilleure notation.

Les propriétaires concernés pourront louer ou vendre leurs biens sans craindre les interdictions progressives qui frappent les passoires thermiques depuis 2023. Rappelons que les logements classés G sont interdits à la location depuis cette date, et que les étiquettes F suivront dès 2028. Cette révision offre donc un répit appréciable à de nombreux bailleurs.

Quels logements profitent de ce reclassement ?

Les bénéficiaires de cette évolution se trouvent majoritairement dans deux catégories. D’abord, les maisons individuelles construites entre 1970 et 1990, souvent dotées de systèmes de chauffage au bois ou mixtes mal valorisés par l’ancienne méthode. Ensuite, les appartements en copropriété ayant effectué des travaux partiels (changement de fenêtres, installation de VMC) dont l’impact n’était pas suffisamment pris en compte.

Les zones rurales et périurbaines sont particulièrement concernées. Dans ces territoires, de nombreux propriétaires avaient investi dans des équipements performants sans obtenir l’amélioration attendue sur leur DPE. La nouvelle formule corrige cette anomalie en attribuant un poids plus important aux choix énergétiques vertueux.

Attention toutefois : cette révision ne dispense pas d’une réflexion sur l’amélioration réelle du bâti. Un logement qui passe de G à E reste énergivore. Les aides publiques (MaPrimeRénov’, éco-PTZ) demeurent accessibles et recommandées pour réduire durablement les factures de chauffage. Les notaires et diagnostiqueurs rappellent l’intérêt de coupler ce reclassement administratif avec des travaux ciblés, notamment sur l’isolation des combles et le remplacement des vieilles chaudières.

Des implications concrètes pour le marché locatif

Cette réforme tombe à point nommé pour les propriétaires bailleurs acculés par les échéances réglementaires. Depuis 2023, impossible de remettre en location un bien classé G après un départ de locataire. L’interdiction s’étendra aux étiquettes F en 2028, puis aux E en 2034. Le reclassement automatique de 700 000 logements allège la pression sur un parc locatif déjà tendu.

Les agences immobilières anticipent une légère reprise des mises en location dans les prochains mois. Certains propriétaires avaient retiré leurs biens du marché par crainte des sanctions. Le nouveau DPE leur permet de reprendre une activité locative sans engager des travaux lourds et coûteux. Cette bouffée d’oxygène pourrait modérer la hausse des loyers observée dans plusieurs métropoles régionales.

Reste que la trajectoire réglementaire ne change pas. Les exigences environnementales vont continuer de se durcir. Les professionnels du secteur conseillent aux propriétaires de profiter de ce sursis pour planifier des rénovations progressives. Mieux vaut anticiper les futures normes que subir une dévalorisation brutale de son patrimoine immobilier.

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