Christel et Albéric doivent faire preuve d’un pragmatisme agile en renforçant les actifs les plus rentables et en faisant le plein, avant la fin de l’année, de placements à “gomme fiscale”.
Les comptes de Christel et d’Albéric
Leurs revenus :
- Salaire (Albéric) 189.631 €
- Salaire (Christel) 10.104 €
- Total 199.735 €
Catholiques pratiquants, Christel et Albéric affichent leur croyance, et ils ont bien raison. Très impliqués dans la vie de leur paroisse, ils animent un groupe d’échange et de partage de la foi chrétienne.
Ils encadrent aussi des patrouilles de guides et de scouts. Une activité bénévole au service des autres qui leur semble toute naturelle, car enfants et adolescents, ils étaient eux-mêmes membres actifs d’un mouvement de jeunesse catholique.
Le couple a quatre enfants. Financièrement indépendante, l’aînée Apolline vole de ses propres ailes. Les cadets poursuivent leurs études dans des établissements privés.
Après avoir mis sa carrière entre parenthèses pour s’occuper de la maison et sa famille, Christel a repris une activité à temps partiel dans un couvent, où elle s’occupe des finances des sœurs.
Son mari est ingénieur dans le secteur pétrolier. Un métier exigeant avec de nombreux déplacements dans des raffineries en région et à l’étranger.
Après quelques années d’expatriation en Afrique, la famille s’est installée dans l’ouest parisien « pour les écoles, le cadre de vie et la proximité géographique avec les grands-parents ».
Comptable de formation, Christel gère les finances du couple. La matière patrimoniale l’intéresse et elle suit de près les évolutions fiscales et juridiques qui s’y rapportent. Les rumeurs de hausse d’impôts l’inquiètent. Comment gérer son argent dans un contexte d’instabilité budgétaire ?
Comment profiter de la volatilité des marchés financiers ? Quelles décisions prendre pour transmettre à leurs enfants tout en déshéritant le fisc ?
Ses questions sont nombreuses. Pour lui apporter des réponses personnalisées, nous avons étudié leurs revenus, dépenses, actifs et dettes. Conclusion : ils ont les moyens de leurs ambitions, mais des décisions doivent être prises. Vite.
Sans surprise, nos lecteurs sont propriétaires de leur logement, une jolie maison en meulière avec un bout de jardin. Ils ont également investi dans une résidence secondaire au Pouliguen sur le littoral de la Loire-Atlantique, où la famille de Madame a ses habitudes depuis des décennies.
Un patrimoine immobilier de qualité qui leur vaut d’être redevables de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Le couple possède aussi des placements financiers diversifiés : de l’épargne liquide pour les coups durs sur des livrets réglementés, des produits de moyen et long terme sans risques (épargne logement, assurance vie en euros), un peu d’épargne salariale et de Bourse (plan d’épargne en actions, compte-titres ordinaire), et quelques napoléons, dont ils ont hérité. Un patrimoine assez classique dans sa composition.
Préconisation n° 1
Anticiper la clôture automatique des PEL
Premier conseil pour passer à la vitesse supérieure en placements : réduire le poids des liquidités et des produits sans risques qui rapportent à peine plus que l’inflation.
Une attention toute particulière devrait être portée aux deux PEL. Ouverts en avril et en mai 2011, ils seront automatiquement clôturés en 2026 le jour de leur quinzième anniversaire et l’épargne (plus de 100.000 euros tout de même) transférée sur un livret fiscalisé, rémunéré à un taux famélique.
Pourquoi ne pas investir cet argent bientôt disponible en Bourse ? Les actions représentent moins de 6 % du patrimoine du couple.
Ce n’est pas assez. Entre 20 et 30 % conviendraient mieux à leur âge (48 et 49 ans), et à leur niveau de revenu et de patrimoine. Le couple n’a pas d’opposition de principe. Intéressée par la vie des entreprises, Christel est même franchement partante.
Nous les invitons à renforcer leurs deux plans d’épargne actions (PEA) qui végètent depuis des années avec seulement quelques milliers d’euros au compteur, ce qui est bien loin du plafond de versement de 150.000 euros.
Défiscalisé après cinq ans de détention, le PEA représente la meilleure enveloppe fiscale pour investir sur les marchés, puisqu’il permet de ne payer « que » les prélèvements sociaux sur les gains.
Préconisation n° 2
Investir au moins 50 % en actions étrangères
Le choix des actions gagnerait à être optimisé. Christel doit y consacrer au moins une heure par semaine. Pour profiter de conseils d’achat et de vente des meilleurs experts, nous l’invitons à s’abonner à Décision Bourse, la lettre confidentielle éditée par le repreneur du Revenu, Overlord Media. Elle pourra bénéficier ainsi chaque jour d’opportunités à fort potentiel.
Dans un contexte où le risque en France augmente, placer au moins 50 % à l’international semble souhaitable. On peut être patriote et pragmatique en investissant dans des pays comme les États-Unis, où les bénéfices par actions croissent deux fois plus vite que dans l’Hexagone. Au sein du CAC 40, nous apprécions Air Liquide, L’Oréal, LVMH, Schneider Electric et Thales. C’est le moment de se renforcer.
Préconisation n° 3
Alimenter le PER chaque année
Dernier dossier : l’impôt sur le revenu. Difficile de faire l’impasse, quand on en paye plus de 40.000 euros par an. Pour des quadragénaires qui gagnent bien leur vie, la meilleure solution pour défiscaliser consiste à alimenter un plan d’épargne retraite (PER), puisque les versements sont intégralement déductibles du revenu imposable (avec plafond).
Et la réduction d’impôt obtenue n’entre pas dans le calcul du plafonnement des avantages fiscaux à 10.000 euros. Mieux, si une année, ils n’alimentent pas leur PER, l’année suivante, ils pourront défiscaliser deux fois plus.
L’argent versé sur un PER est bloqué jusqu’à la retraite, mais pour un couple aisé qui dispose, par ailleurs, de quoi bien vivre, cette contrainte n’en est pas vraiment une. Christel et Albéric sont séduits. Nous leur conseillons de souscrire un PER primé par la rédaction.
Le couple remercie Le Revenu pour la qualité de son écoute et de ses conseils.
Christian Fontaine