Pour la seconde année consécutive, le gouvernement veut frapper les grandes entreprises au portefeuille. Roland Lescure, ministre de l’Économie, a annoncé ce lundi son intention de conserver la surtaxe sur les plus grandes entreprises, supprimée par le Sénat le 29 novembre.
Une volte-face qui illustre le flottement chronique de la fiscalité française et le manque de prévisibilité pour les acteurs économiques.
Instaurée pour 2025, cette surtaxe vise à prélever une contribution exceptionnelle sur les groupes les plus rentables, c’est-à-dire dont le chiffre d’affaires est supérieur à un milliard d’euros.
Une mesure présentée comme nécessaire dans un contexte de finances publiques fragiles et de déficit élevé.
Parfois présentée comme une mesure de justice fiscale, un effort demandé aux plus riches, cette taxe est surtout un mauvais message pour les investisseurs et érode la stabilité économique du pays.
À force de mesures temporaires et de revirements, c’est la confiance des entreprises et la compétitivité de la France qui sont remises en jeu. Une fois de plus.
Si le gouvernement veut redresser durablement les comptes publics, il doit cesser de s’attaquer aux entreprises qui créent le plus de valeur.
Il est temps d’abandonner les surtaxes ponctuelles qui n’aboutissent à rien, si ce n’est à entretenir un climat d’incertitude néfaste à la réussite économique des entreprises.
Plus que jamais, il faut privilégier une fiscalité claire, loyale et stable.