Détente : la Fed entre en piste

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La Banque centrale américaine devrait logiquement baisser ses taux le 10 décembre et satisfaire les investisseurs. L’économie résiste mieux que prévu outre-Atlantique et conforte les perspectives de croissance bénéficiaire des entreprises.

Par Bruno Kus
Publié le 10/12/2025 à 17h30
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Détente : la Fed entre en piste
(©AdobeStock)

Tous les regards sont tournés vers la Banque centrale américaine qui devrait, sauf surprise de dernière minute, baisser mercredi ses taux directeurs d’un quart de point. Si l’inflation n’a pas encore rejoint l’objectif de 2 %, le marché du travail continue de montrer des signes de vulnérabilité incitant à la vigilance.

D’après les chiffres de l’emploi privé américain d’ADP, 32.000 postes auraient été détruits en novembre aux États-Unis, alors que le consensus tablait sur des créations nettes.

La Fed ne prendra pas le risque de casser la machine économique, même si les autres indicateurs restent pour le moment plutôt bien orientés, comme l’a montré la progression de l’indice ISM des services en novembre (52,6, contre 52,4 en octobre).

Le consommateur américain, clé de voûte de la dynamique du pays, a encore été au rendez-vous pendant la semaine du black Friday, avec des dépenses cumulées de 44,2 milliards de dollars sur cinq jours, soit une hausse de 7,7 % sur un an.

Ailleurs, la situation semble se stabiliser après l’application des droits de douane. L’indice PMI composite mondial a consolidé sur un niveau satisfaisant (52,7) en novembre et la zone euro s’en sort plutôt bien, avec un indice à 52,8.

Cette résistance de l’économie mondiale, associée à des politiques monétaires plus accommodantes (sauf au Japon), a permis aux indices de se rapprocher de leurs records. À Wall Street, les craintes sur la tech se sont temporairement apaisées et l’on a même vu l’action Meta bondir sur des rumeurs de baisse significative des dépenses dans le métavers.

Optimisme pour 2026

Les marchés devraient donc terminer l’année 2025 sur une note assez optimiste, mais des sujets comme la valorisation des valeurs de la tech, l’ampleur des baisses de taux à attendre aux États-Unis et en zone euro, ou encore la hausse inquiétante des rendements japonais à 10 ans, reviendront vite sur la table.

En attendant, les investisseurs se sont réorientés vers les valeurs plus cycliques ou pouvant bénéficier des baisses de taux. Il est vrai que sur 2026, le consensus FactSet fait preuve d’optimisme en tablant sur une croissance des résultats de près de 14 % pour les entreprises du S&P 500 et de 11 % pour les entreprises de l’Euro Stoxx 50.

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