Entre 30 et 50 millions de barils de pétrole vénézuélien seront « remis » aux États-Unis

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Le pétrole sera acheminé directement vers des ports américains, sous la supervision du secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright.

Par Le Revenu
Publié le 07/01/2026 à 16h18
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Entre 30 et 50 millions de barils de pétrole vénézuélien seront « remis » aux États-Unis
(©AdobeStock)

Le Venezuela et les États-Unis ont conclu un accord historique pour l’exportation de millions de barils de pétrole vénézuélien vers les États-Unis, a annoncé le président américain Donald Trump mardi. Selon l’accord, entre 30 et 50 millions de barils de pétrole sous sanctions seront « remis » aux États-Unis, pour être vendus au prix du marché avec des recettes gérées par l’administration américaine pour « bénéficier à la fois aux États-Unis et au Venezuela ».

Cette transaction s’élève à environ 2 milliards de dollars de brut vénézuélien selon les estimations, et représente un changement significatif des flux pétroliers mondiaux, avec des cargaisons jusqu’ici bloquées ou destinées à la Chine désormais dirigées vers les raffineries américaines.

Le pétrole sera acheminé directement vers des ports américains, sous la supervision du secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, et pourrait demander la réaffectation de cargaisons initialement prévues pour la Chine, principal acheteur du brut vénézuélien ces dernières années.

Contexte économique et géopolitique de l’accord

Cet accord intervient dans un contexte de tension accrue entre Washington et Caracas, marqué par des sanctions américaines contre le secteur pétrolier vénézuélien. Caracas a dénoncé ces actions comme des violations de sa souveraineté, tandis que Washington a justifié l’ouverture au marché pétrolier vénézuélien comme un moyen de stabiliser la production et de soutenir l’économie vénézuélienne face à une chute de ses exportations.

La reconfiguration des exportations vénézuéliennes, qui reposaient traditionnellement à plus de 80 % sur la Chine, pourrait modifier durablement les relations énergétiques internationales, et potentiellement impacter les prix du brut mondiaux, déjà sensibles à l’évolution de l’offre et de la demande.

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