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Les nouvelles mesures, dévoilées cette semaine, visent à élargir la couverture du CBAM à une plus grande gamme de produits importés.
L’Union européenne intensifie ses réformes de la taxe carbone aux frontières, mieux connue sous le nom de Carbon Border Adjustment Mechanism (CBAM), afin de répondre aux objectifs climatiques du Green Deal tout en renforçant la compétitivité industrielle européenne. Les nouvelles mesures, dévoilées cette semaine, visent à élargir la couverture du CBAM à une plus grande gamme de produits importés, notamment pièces automobiles, appareils électroménagers et produits manufacturés lourds, tout en intégrant des dispositifs pour faciliter la mise en œuvre.
À partir de janvier 2026, le CBAM commencera à s’appliquer officiellement aux importations de produits intensifs en carbone ; acier, aluminium, ciment, engrais ; et les propositions d’élargissement prévoient d’ajouter jusqu’à 180 produits en aval dès 2028.
Cette extension vise à prévenir le « carbon leakage », la délocalisation des émissions vers des pays tiers aux normes moins strictes et à garantir que les entreprises non européennes paient un prix du carbone équivalent à celui du marché européen.
Parallèlement, des mesures de simplification et d’allégement administratif ont été adoptées dans le cadre de la réforme du CBAM, incluant l’introduction d’un seuil d’exemption de 50 tonnes pour les petits importateurs, ce qui devrait réduire la charge pour les PME sans compromettre l’ambition environnementale du dispositif.
Ces réformes suscitent des réactions contrastées : si les industriels européens appuient cette stratégie pour protéger le marché intérieur et encourager la décarbonation, certains partenaires commerciaux critiquent ces mesures comme de possibles barrières commerciales.
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