Le patron de JPMorgan qualifie une proposition de Trump de « désastre économique »

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Une telle mesure supprimerait l’accès au crédit pour environ 80 % des Américains, privant des millions de consommateurs de leur principale source de crédit de secours.

Publié le 22/01/2026 à 11h52
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Le patron de JPMorgan qualifie une proposition de Trump de « désastre économique »
Certaines valeurs bancaires figurent parmi les poids lourds du Nasdaq qui ont décroché cette semaine. La banque JP Morgan notamment a publié des comptes trimestriels jugés décevants par les investisseurs. (©steheap - stock.adobe.com)

Lors du Forum économique mondial à Davos, le directeur général de JPMorgan Chase, Jamie Dimon, a vivement critiqué la proposition du président américain Donald Trump de plafonner les taux d’intérêt des cartes de crédit à 10 %, qualifiant l’idée de « désastre économique » pour les États-Unis. Selon Dimon, une telle mesure supprimerait l’accès au crédit pour environ 80 % des Américains, privant des millions de consommateurs de leur principale source de crédit de secours.

Dimon a expliqué que les conséquences iraient bien au-delà des établissements bancaires : restaurants, détaillants, compagnies aériennes, écoles et collectivités locales pourraient souffrir d’une réduction drastique du crédit disponible, perturbant ainsi l’économie réelle.

Un débat serré entre protection du consommateur et risques économiques

La proposition de Trump intervient dans un contexte politique tendu, alors qu’il cherche à répondre aux préoccupations des électeurs concernant le coût de la vie avant les élections législatives. Le président a appelé le Congrès à adopter une législation pour limiter les taux à 10 % pendant un an, sans détailler comment cette mesure serait mise en œuvre.

Les organisations du secteur bancaire ont fermement rejeté l’idée, arguant qu’elle réduirait l’accès au crédit et pourrait conduire à une contraction du marché des cartes. Certains dirigeants, comme la directrice de Citigroup, estiment que cette mesure a peu de chances d’être adoptée tant au Sénat qu’à la Chambre des représentants.

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