L’économie britannique respire

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Bien que les chiffres précis fluctuent selon les scénarios, la tendance est claire : le Royaume-Uni devrait sortir de la croissance molle (« sluggish growth ») qui a caractérisé 2024 et 2025.

Publié le 12/12/2025 à 18h47
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L’économie britannique respire
(©pexels-michael-kabus)

L’horizon économique s’éclaircit pour le Royaume-Uni. La Confédération de l’Industrie Britannique (CBI), principale organisation patronale du pays, a publié ce matin ses dernières prévisions économiques, marquant un tournant optimiste. Le CBI a officiellement revu à la hausse ses perspectives de croissance pour l’année 2026, anticipant un rebond plus vigoureux que prévu de l’activité, soutenu par une normalisation de l’inflation et une reprise de l’investissement.

Alors que l’économie britannique a traversé une période de stagnation et de volatilité post-Brexit et post-Covid, les nouveaux chiffres de la CBI apportent un soulagement aux marchés.

Selon le rapport, la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) pour 2026 a été réajustée à la hausse. Bien que les chiffres précis fluctuent selon les scénarios, la tendance est claire : le Royaume-Uni devrait sortir de la croissance molle (« sluggish growth ») qui a caractérisé 2024 et 2025. Le CBI souligne que l’économie commence à récolter les fruits de la stabilité retrouvée sur les prix de l’énergie et des matières premières.

Les moteurs de la reprise : investissement et productivité

Plusieurs facteurs clés expliquent ce regain d’optimisme de la part du patronat britannique :

  • le retour de l’investissement des entreprises : le rapport met en avant un déblocage des projets d’investissement, longtemps gelés par l’incertitude politique et fiscale. Les incitations gouvernementales récentes semblent porter leurs fruits, encourageant les entreprises à moderniser leurs équipements.
  • le pouvoir d’achat des ménages : avec une inflation qui se stabilise autour de la cible des 2% de la Banque d’Angleterre (BoE), les salaires réels recommencent à progresser, stimulant la consommation intérieure, principal moteur du PIB britannique.
  • la politique monétaire : la CBI anticipe que l’impact des baisses de taux directeurs (effectuées courant 2025) se fera pleinement sentir sur l’économie réelle en 2026, allégeant le coût du crédit pour les PME et les ménages.

Des défis structurels persistants

Malgré cette révision positive, la CBI garde un ton mesuré. L’organisation rappelle que le Royaume-Uni fait face à des défis structurels de long terme qui pourraient brider ce potentiel s’ils ne sont pas traités. Il s’agit principalement de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans certains secteurs clés, de la productivité qui reste en deçà de celle des principaux concurrents du G7 et de la nécessité d’accélérer la transition verte pour ne pas décrocher face aux investissements massifs des États-Unis et de l’UE.

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