Livret A : le taux pourrait chuter de moitié en moins d’un an

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Le Livret A, placement préféré des Français, s’apprête à connaître une nouvelle baisse. Détenu par 57 millions de personnes, son taux de rendement, actuellement fixé à 1,7 %, pourrait tomber autour de 1,4 % dès février 2026.

Par Le Revenu
Publié le 12/01/2026 à 20h35
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Livret A : le taux pourrait chuter de moitié en moins d’un an
(©AdobeStock)

Le Livret A, placement préféré des Français, s’apprête à connaître une nouvelle baisse. Détenu par 57 millions de personnes, son taux de rendement, actuellement fixé à 1,7 %, pourrait tomber autour de 1,4 % dès février 2026, selon les projections basées sur la formule légale de calcul. Une chute spectaculaire par rapport aux 3 % en vigueur il y a tout juste un an.

Cette évolution s’explique par le ralentissement marqué de l’inflation au second semestre 2025, qui est l’un des deux paramètres pris en compte dans le calcul du taux du Livret A. L’autre paramètre dépend de la politique monétaire de la Banque centrale européenne. Bien que la Banque de France et Bercy disposent d’un pouvoir discrétionnaire pour ajuster le taux, aucun geste en faveur des épargnants n’est attendu pour amortir cette baisse.

Une conséquence pour l’épargne et le logement social

La baisse probable du Livret A n’impactera pas tous les Français de la même façon. Les détenteurs du Livret A verront leur rémunération s’éroder, accentuant la préférence actuelle pour l’assurance-vie, dont les taux restent stables ou orientés à la hausse. Les acteurs du logement social, eux, bénéficieront d’un financement moins coûteux, car les conditions d’emprunt pour ce secteur sont indexées sur le Livret A. Les banques et assureurs y trouveront également un avantage concurrentiel : des produits d’épargne comme l’assurance-vie deviendront encore plus attractifs face au Livret A.

Le Livret d’épargne populaire (LEP), destiné aux ménages modestes, pourrait lui aussi être légèrement ajusté, avec un taux attendu autour de 2,4 % contre 2,7 % actuellement. Malgré ses atouts, le LEP reste largement sous-utilisé, avec seulement 12 millions de comptes ouverts sur 31 millions d’éligibles.

La révision des taux, qui s’applique deux fois par an, intervient cette fois au 1er février 2026, et marque une nouvelle étape dans l’adaptation de l’épargne réglementée à un contexte économique caractérisé par une inflation faible et un fort niveau d’épargne des ménages.

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