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Malgré les avancées, la France reste prudente, estimant que le texte actuel ne garantit pas suffisamment la protection des agriculteurs européens et des normes environnementales.
L’Union européenne (UE) semble proche d’obtenir le soutien décisif de l’Italie pour l’accord de libre-échange avec le bloc sud-américain Mercosur, ouvrant la voie à une signature imminente après des années de négociations. La France, historiquement sceptique, maintient des réserves, mais Rome pourrait cette fois rejoindre les partisans du traité.
Le soutien italien demeure crucial, car l’accord nécessite une majorité qualifiée d’États membres représentant au moins 65 % de la population de l’UE pour être approuvé. La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a salué l’engagement de la Commission européenne à accélérer le déblocage de 45 milliards d’euros pour soutenir les agriculteurs européens, une mesure destinée à apaiser les inquiétudes des acteurs agricoles.
Mercosur : Bruxelles y croit encore …
L’accord Mercosur, négocié depuis plus de 25 ans, vise à faciliter les échanges commerciaux entre l’UE et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay), avec des réductions tarifaires significatives sur les biens industriels et agricoles. Malgré les avancées, la France reste prudente, estimant que le texte actuel ne garantit pas suffisamment la protection des agriculteurs européens et des normes environnementales.
La Commission européenne espère que cet appui italien permettra d’éviter une minorité de blocage et de conclure le traité rapidement, possiblement lors d’une réunion des ambassadeurs ou dès la semaine prochaine. Si l’UE franchit cette étape, le texte devra ensuite être examiné et ratifié par le Parlement européen, ce qui pourrait encore retarder son application.
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