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L'Union européenne pourrait dévoiler un plan de soutien crucial pour l'industrie automobile le 16 décembre prochain. Au menu : un assouplissement potentiel des normes CO2 pour éviter de lourdes amendes aux constructeurs.
L’échéance approche pour l’industrie automobile européenne. Selon des sources concordantes, la Commission européenne pourrait présenter, le 16 décembre, un « paquet automobile » très attendu par le secteur.
Confrontés à une baisse de la demande pour les véhicules électriques et à une concurrence chinoise féroce, les constructeurs européens (Volkswagen, Stellantis, Renault) réclament depuis plusieurs mois un desserrement de l’étau réglementaire.
Le cœur du dispositif pourrait concerner les objectifs de réduction des émissions de CO2. Pour éviter aux constructeurs de payer des milliards d’euros d’amendes s’ils ne respectent pas les quotas de vente de véhicules électriques, Bruxelles envisagerait de « lisser » ces objectifs sur plusieurs années.
Concrètement, la conformité ne serait plus évaluée sur la seule année 2025, mais sur une moyenne de trois ans (2025-2027). Ce mécanisme de flexibilité offrirait une bouffée d’oxygène financière indispensable aux industriels, alors que la part de marché de l’électrique stagne autour de 12% en Europe, loin des niveaux requis par les textes actuels.
Renault freine sur la recharge électrique
Plus structurellement, c’est le cap de 2035 – date théorique de la fin des moteurs thermiques neufs – qui pourrait être rediscuté. Si la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a longtemps tenu bon sur ce symbole du « Green Deal », la réalité économique semble imposer un pragmatisme nouveau.
Un groupe de six États membres pousse désormais pour que des véhicules thermiques « hautement efficients » ou utilisant des carburants synthétiques puissent être commercialisés au-delà de cette date butoir. L’annonce du 16 décembre, si elle se confirme, marquerait donc un tournant politique majeur, reconnaissant que la transition forcée vers le tout-électrique se heurte au mur de la réalité industrielle et du pouvoir d’achat.
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