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Cette surtaxe s’inscrit dans un compromis budgétaire visant à financer le déficit public tout en évitant une crise politique, notamment une motion de censure potentielle.
Le président de Crédit Mutuel, la cinquième banque française, Daniel Baal a estimé que l’extension de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises jusqu’en 2026 pourrait nuire à la compétitivité de la France. Cette surtaxe instaurée en 2025 comme mesure temporaire et ramenée dans le projet de budget 2026 pour rapporter environ 8 milliards d’euros est désormais critiquée par des acteurs économiques comme un facteur de découragement des investissements locaux.
Selon Baal, la fiscalité des entreprises deviendrait « complètement non compétitive » par rapport à d’autres pays européens, ce qui pourrait inciter les capitaux et activités à se détourner de la France. Il a aussi souligné que cette surcharge pourrait devenir permanente, malgré sa présentation comme mesure provisoire.
Cette surtaxe s’inscrit dans un compromis budgétaire visant à financer le déficit public tout en évitant une crise politique, notamment une motion de censure potentielle. Elle cible essentiellement les très grandes entreprises, celles réalisant des bénéfices élevés, pour contribuer au financement des dépenses publiques.
Cependant, des voix politiques et économiques opposent que maintenir ou renforcer cette surtaxe pourrait pénaliser l’attractivité de la France, réduire les investissements étrangers et domestiques, et créer un désavantage concurrentiel par rapport à d’autres économies européennes. Cette critique reflète des tensions persistantes entre impératifs budgétaires et compétitivité économique.
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