« Non ce n’est pas suffisant », a-t-il dit, interrogé sur cette proposition annoncée lundi par la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, pendant un échange avec la presse à la Maison Blanche.
« L’Union européenne s’est très, très mal conduite avec nous », a ajouté le président américain, qui a annoncé la semaine dernière une offensive protectionniste tous azimuts, dont une taxe de 20% sur les produits européens, devant entrer en vigueur ce mercredi.
Il a assuré que le déficit commercial accusé par les Etats-Unis avec l’UE allait « disparaître rapidement » grâce à une augmentation des achats d’énergie américaine par les pays européens.
« Il faut qu’ils achètent et qu’ils s’engagent à acheter un montant équivalent (à ce déficit commercial) en énergie », a encore dit Donald Trump.
M. Trump, qui n’a pas précisé si de tels achats entraîneraient la levée des droits de douane à l’encontre de l’UE, a évoqué un montant de 350 milliards de dollars, qui pourrait annuler le déficit commercial des États-Unis avec l’UE.
Le déficit commercial des États-Unis avec l’UE en 2024 était cependant très inférieur à ce chiffre: il atteignait 235,6 milliards de dollars en 2024, selon le bureau du représentant américain au Commerce, et 216,8 milliards de dollars (198,2 milliards d’euros) selon Eurostat.
« Nous avons proposé des droits de douane nuls pour les produits industriels. (…) L’Europe est toujours prête à conclure un bon accord » avec les Etats-Unis, avait déclaré Ursula von der Leyen lors d’une conférence de presse à Bruxelles.
Mais « nous sommes également prêts à répondre par des contre-mesures et à défendre nos intérêts » face à l’offensive commerciale de Donald Trump, a prévenu la cheffe de l’exécutif européen.