Zone euro : l’inflation au ralenti, vers un futur assouplissement monétaire ?

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La stabilisation de l’inflation autour de l’objectif de la BCE renforce les anticipations selon lesquelles les taux d’intérêt directeurs resteront inchangés en 2026.

Par Le Revenu
Publié le 07/01/2026 à 15h34
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Zone euro : l’inflation au ralenti, vers un futur assouplissement monétaire ?
(©AdobeStock)

L’inflation dans la zone euro a ralenti en décembre 2025 pour s’établir à 2,0 % sur un an, contre 2,1 % en novembre, selon une estimation préliminaire d’Eurostat. Ce chiffre ramène l’évolution des prix à la cible fixée par la Banque centrale européenne (BCE), après avoir oscillé autour de ce niveau pendant la majeure partie de l’année 2025.

Cette décélération s’explique principalement par la baisse continue des prix de l’énergie, qui ont diminué plus fortement qu’au mois précédent, compensant ainsi la légère accélération de certains composants comme l’alimentation. L’inflation sous-jacente, qui exclut l’énergie et les denrées alimentaires, a également ralenti, passant de 2,4 % à 2,3 %, reflétant un affaiblissement modéré des pressions sur les services et les biens industriels.

Perspectives économiques : sous le seuil 2 % en 2026 ?

Selon les projections de la BCE, l’inflation dans la zone euro devrait passer sous le seuil de 2 % au cours de l’année 2026 avant de se stabiliser autour de cet objectif à plus long terme. Cette trajectoire est due à la combinaison de prix de l’énergie plus bas, de pressions domestiques atténuées et de perspectives de croissance modérées.

La stabilisation de l’inflation autour de l’objectif de la BCE renforce les anticipations selon lesquelles les taux d’intérêt directeurs resteront inchangés en 2026, la banque centrale estimant que la dynamique des prix n’exige pas pour l’instant d’ajustement agressif de sa politique monétaire. Toutefois, certains économistes évoquent la possibilité de pressions inflationnistes temporaires, ce qui pourrait retarder toute réduction des taux jusqu’à ce que la baisse des prix soit plus affirmée et durable.

Ce ralentissement, s’il se confirme en dessous de 2 %, pourrait également relancer le débat sur un futur assouplissement monétaire si une inflation trop faible menace la croissance à long terme.

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