Carmat : la justice valide la reprise, la medtech française sauvée des eaux

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Ouf de soulagement pour la medtech. La justice a validé l'offre de son président, Pierre Bastid. Le spectre de la liquidation s'éloigne pour le spécialiste du cœur artificiel, mais les petits porteurs risquent d'y laisser des plumes.

Par Le Revenu
Publié le 02/12/2025 à 17h59
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Carmat : la justice valide la reprise, la medtech française sauvée des eaux
(©Carmat)

C’était l’audience de la dernière chance. Le tribunal des affaires économiques de Versailles a homologué, ce lundi, l’unique offre de reprise sur la table pour Carmat. Placée en redressement judiciaire depuis juillet 2025, l’entreprise se trouvait au bord du gouffre financier.

Cette décision judiciaire permet d’éviter la liquidation pure et simple, un scénario catastrophe qui aurait signifié la fin immédiate de l’aventure industrielle et technologique. La medtech, connue pour son cœur artificiel total Aeson, va pouvoir poursuivre son activité, mais sous une nouvelle structure juridique.

Un pilote aux commandes

Le sauveur n’est pas un inconnu : il s’agit de Pierre Bastid, l’actuel président du conseil d’administration. Via sa holding familiale (family office) Hougou, il était le seul à avoir formulé une offre concrète pour maintenir le navire à flot. Déjà actionnaire à hauteur de 17%, cet industriel confirme sa foi dans le potentiel de la technologie française malgré les déboires récents. Son plan prévoit la reprise des actifs et des salariés, assurant la pérennité du savoir-faire unique de l’entreprise. C’est un signal fort envoyé au marché : le capitaine remet au pot pour éviter le naufrage.

Les actionnaires sur la touche ?

Si la technologie est sauvée, l’équation est plus douloureuse pour les investisseurs historiques. Comme souvent dans ce type de procédure, la reprise des actifs via un plan de cession entraîne la liquidation de l’ancienne entité cotée.

Les actions actuelles (ticker : ALCAR) risquent fort de perdre toute leur valeur et d’être radiées de la cote. Pour les petits porteurs, la pilule sera amère, confirmant l’adage boursier qu’une technologie prometteuse ne fait pas toujours un placement sans risque. La cotation reste pour l’heure suspendue.

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