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Le géant suisse Richemont, numéro deux mondial du luxe, a publié ce jeudi 15 janvier des chiffres supérieurs aux attentes pour son troisième trimestre (clôturé fin décembre).
Le géant suisse Richemont, numéro deux mondial du luxe, a publié ce jeudi 15 janvier des chiffres supérieurs aux attentes pour son troisième trimestre (clôturé fin décembre). Porté par ses maisons emblématiques comme Cartier et Van Cleef & Arpels, le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de 6,40 milliards d’euros, en progression de 4 % par rapport à l’exercice précédent.
Cette performance, qui intervient dans un contexte de normalisation du secteur, témoigne de la solidité du segment de la joaillerie face aux incertitudes économiques mondiales.
Le succès de ce trimestre repose quasi exclusivement sur les divisions de haute joaillerie du groupe (Cartier, Van Cleef & Arpels et Buccellati). Ces marques continuent de surperformer le reste du marché, captant une clientèle fortunée qui privilégie les actifs « refuges » et intemporels. Alors que l’horlogerie technique et la mode subissent des vents contraires plus marqués, la joaillerie confirme son statut de moteur de croissance stratégique pour Richemont.
L’augmentation des ventes de 6,15 à 6,40 milliards d’euros sur la période septembre-décembre illustre une dynamique solide durant la période cruciale des fêtes de fin d’année. Ce résultat est d’autant plus notable qu’il s’inscrit dans un ralentissement global de la consommation de luxe en Occident, compensé par une amélioration progressive sur d’autres marchés clés.
Richemont résiste aux vents contraires
L’autre enseignement majeur de cette publication réside dans l’amélioration des performances sur le marché chinois. Après plusieurs trimestres de doutes, Richemont observe un redressement de la demande en Chine continentale, un catalyseur essentiel pour ses Maisons. Ce rebond, bien que modéré, permet au groupe de compenser une base de comparaison élevée l’an dernier et d’afficher une croissance organique rassurante pour les investisseurs.
Pour les analystes financiers, ces chiffres valident la stratégie de Richemont centrée sur la vente directe au détail (boutiques en propre), qui représente désormais la majeure partie de ses revenus. Cette maîtrise de la distribution permet de préserver les marges et l’exclusivité des produits, deux piliers indispensables à la valorisation boursière du groupe de Bellevue.
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