Nous restons à l’achat sur les niveaux de cours actuels qui nous semblent très faibles.
Alten souffre de sa dépendance au domaine d’automobile, qui représente un peu plus de 15 % de son chiffre d’affaires. Même si les secteurs liés à la défense et à l’énergie se portent mieux, l’activité sur les neuf premiers mois de l’année a reculé de 5,2 %, à périmètre constant.
La direction a prévenu que le retard ne sera pas comblé sur le dernier trimestre, de sorte que la tendance annuelle devrait rester comparable à celle de fin septembre.
Le principal point positif du dossier réside dans la robustesse du bilan et la trésorerie nette de 275,9 millions d’euros à fin septembre, soit 12 % de la capitalisation boursière. Elle apporte à Alten une belle marge de manœuvre pour de nouvelles acquisitions en attendant le retour à la croissance organique.
Le cours de l’action capitalise seulement 10 fois les bénéfices estimés en 2026 et la valeur d’entreprise représente à peine plus de 5 fois l’excédent brut d’exploitation, contre une moyenne de plus de 8 fois pour les grands concurrents.
De quoi susciter l’appétit de plus gros acteurs du secteur, au moment où le capital d’Alten est très ouvert.