La séance parisienne s’est déroulée dans un climat plus détendu.
Les investisseurs ont salué l’apaisement venu des États-Unis sur le dossier du Groenland, ce qui a suffi à relancer l’appétit pour le risque.
Le CAC 40 progresse de 0,99%, à 8.148,89 points, après une séance quasi stable la veille. Le mouvement est net, mais repose avant tout sur un changement de perception politique plutôt que sur des annonces économiques majeures.
Le facteur déclencheur : revirement américain
Depuis plusieurs semaines, les marchés vivaient au rythme des déclarations offensives de Donald Trump.
Mercredi, au Forum de Davos, le président américain a modifié son discours.
Il a évoqué un cadre de discussion avec les alliés occidentaux sur le Groenland,
renoncé à toute option militaire,
et surtout retiré les menaces de droits de douane visant certains pays européens, dont la France.
Ce recul a été interprété comme un signal de désescalade.
Pour plusieurs opérateurs, cela a suffi à lever un risque politique immédiat.
Marché obligataire : détente mesurée
Sur la dette souveraine, les tensions se sont légèrement relâchées.
Le rendement de l’OAT française à dix ans recule à 3,51%, contre 3,54% la veille.
L’écart avec le Bund allemand reste contenu, ce dernier évoluant autour de 2,88%.
Aucune rupture de tendance, mais un environnement un peu plus stable.
Ubisoft décroche lourdement
Le titre Ubisoft a lourdement chuté jeudi à la Bourse de Paris, signant la plus forte baisse de son histoire. L’action a plongé de 39,83% pour tomber à 3,99 euros, sanctionnant sévèrement les annonces faites par le groupe la veille.
L’éditeur français, fragilisé depuis plusieurs exercices, a dévoilé une réorganisation d’ampleur destinée à restaurer sa compétitivité. Cette restructuration s’accompagne de décisions coûteuses : l’annulation de six jeux, le report de sept autres projets et le décalage de certains partenariats stratégiques.
Conséquence directe, Ubisoft anticipe désormais une perte opérationnelle d’environ un milliard d’euros sur son exercice fiscal 2025-2026. Un choc financier qui repousse encore les perspectives de redressement du groupe.