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Sanofi : échec du tolébrutinib dans la SEP primaire progressive

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Sanofi essuie un revers dans la sclérose en plaques. Le tolébrutinib échoue dans la forme primaire progressive de la maladie, mais le groupe maintient ses ambitions sur d'autres indications.

Par Le Revenu
Publié le 15/12/2025 à 12h10
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Sanofi a annoncé le 15 décembre que son candidat-médicament tolébrutinib n’a pas atteint son objectif principal dans l’étude de phase 3 PERSEUS. Ce traitement expérimental, administré par voie orale, devait retarder la progression du handicap chez les patients atteints de sclérose en plaques primaire progressive (SEP-PP).

L’action Sanofi cède 0,65% à 86,50 euros ce 20 novembre. Le titre affiche une baisse de 4,36% sur cinq jours et recule de 8,36% depuis le début de l’année.

Le tolébrutinib n’a pas réussi à démontrer sa capacité à ralentir la progression confirmée composite du handicap comparativement au placebo. Cette forme primaire progressive représente seulement 10% de l’ensemble des patients atteints de sclérose en plaques. Sur la base de ces résultats décevants, le laboratoire français renonce à poursuivre l’enregistrement réglementaire pour cette indication spécifique.

Sanofi effectuera un test de dépréciation conformément aux normes IFRS sur la valeur de l’actif incorporel attaché au tolébrutinib. Le résultat sera communiqué avec les résultats du quatrième trimestre en janvier 2026. Le groupe précise toutefois que cette dépréciation n’aura aucun impact sur le bénéfice net par action des activités et que les perspectives financières pour 2025 restent inchangées.

​Le tolébrutinib garde un potentiel dans d’autres formes de sclérose

Malgré cet échec, Sanofi conserve ses ambitions sur d’autres formes de la maladie. Le médicament a obtenu des résultats positifs dans l’étude de phase III HERCULES menée sur la sclérose en plaques secondairement progressive non active (SEP-SP). Dans cette indication, le tolébrutinib a permis d’allonger de 31% le délai de progression confirmée du handicap.

​Le candidat-médicament a déjà reçu une approbation provisoire aux Émirats arabes unis en juillet 2025. Il fait actuellement l’objet d’un examen réglementaire dans l’Union européenne et dans d’autres juridictions mondiales. Le tolébrutinib a par ailleurs obtenu la désignation de thérapie révolutionnaire par la FDA américaine en décembre 2024.

​Les analystes financiers tablent sur un objectif de cours de 102,27 euros pour Sanofi, soit un potentiel de hausse de 18,73%. Le consensus reste orienté à l’achat avec un dividende attendu de 4,04 euros par action en 2025, offrant un rendement de 4,51%.


L’échec dans la SEP primaire progressive déçoit mais ne remet pas en cause la stratégie de Sanofi dans la sclérose en plaques. Le potentiel commercial du tolébrutinib dans les formes secondaires progressives reste intact. Les investisseurs peuvent conserver le titre, qui bénéficie d’un rendement attractif et d’une valorisation mesurée. Objectif de cours : 102 euros.

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